
Vendredi 23 janvier, à la demande des autorités wallonnes et de l’Unité du Bien-Être Animal (UBEA), plusieurs refuges sont intervenus à Ciney à la suite d’un contrôle de l’AFSCA, déclenché en raison de mouvements anormaux observés chez les animaux.
Face à cette situation dramatique, l’UBEA a ordonné la saisie des animaux.
Il s’agit de la troisième saisie pour maltraitance animale à cette adresse .
Le bilan est lourd:
- plus de 150 animaux de basse-cour (poules, coqs, canards et oies)
- Et une cinquantaine de moutons vivent dans des conditions lamentables,
Ils vivaient dans des conditions indignes : absence de nourriture et d’eau, enfermement dans des endroits exigus plongés dans l’obscurité, insalubrité extrême, terrain dépourvu d’herbe et de source d’alimentation environnante.

Le refuge du Marais, intervenu sur place aux côtés de
Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby, Help Animals, Au Bonheur Animal et Equi’chance, a recueilli pas moins de 59 animaux : 31 poules, 21 canards de barbarie, 1 oie, 5 béliers et 1 bouc.
Un état sanitaire alarmant, soins en urgence
Le vétérinaire a examiné l’ensemble des animaux, et le constat est sans appel.
- Ovins : gale sévère nécessitant une tonte d’urgence, poux, toux et maigreur extrême.
- Caprin : une ancienne fracture non soignée a rendu une patte inutilisable ; l’animal restera handicapé.
- Volailles : état de cachexie avancée, infestation de poux rouges et anémie sévère.
- Canards : diarrhées importantes, vermifugation en cours.

Une convalescence qui s’annonce longue
Dans les différents refuges mobilisés, les animaux sont désormais installés sur de la paille propre, nourris et soignés, ils découvrent pour certains des gestes élémentaires de bien-être qu’ils n’avaient plus connus depuis longtemps.
La décision concernant leur devenir définitif reviendra à Adrien Dolimont, ministre du Bien-Être animal. Un procès-verbal a été dressé contre le propriétaire, déjà récidiviste, qui risque des poursuites pénales ou administratives.
Si le Parquet se saisit du dossier, le propriétaire risque jusqu’à trois ans de prison et une amende pouvant atteindre un million d’euros. En l’absence de poursuites, le dossier sera traité administrativement, avec à la clé une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros et un possible retrait du permis de détention d’animaux.
L’équipe Veeweyde.