Plus d’un million, c’est le nombre d’oiseaux d’élevage importés en Wallonie, faisans et canards colverts confondus, et déclarés ces cinq dernières années auprès de l’AFSCA.
Dans un rapport demandé auprès de l’AFSCA, on y apprend que près de 443 000 canards colverts et plus de 630 000 faisans ont été acheminés pour le tir en Wallonie entre 2020 et 2024 depuis d’autres états-membres de l’Union Européenne.

Ces chiffres doivent en réalité être revus à la hausse car ils ne représentent que les importations et ne prennent pas en compte les lâchers d’oiseaux élevés sur notre territoire. Ils en sont d’autant plus préoccupants.

Les données de l’AFSCA confirment la situation dramatique subie par les riverains des communes concernées et causée par quelques propriétaires terriens dont les pratiques de chasse sont décriées.

Sur ces territoires, ce sont des dizaines de milliers de faisans de Colchide et de canards colverts qui sont importés chaque année en vue d’être lâchés et tirés quelques jours ou semaines plus tard. 

Les nuisances subies par les riverains sont nombreuses.
Il s’agit de troubles de voisinage, de pollution sonore, de résidus de chasse, de danger pour la sécurité routière, et d’animaux domestiques traumatisés.

La présence massive d’oiseaux d’élevage augmente les risques de transmission de maladies infectieuses comme la maladie de Lyme (Michels et al., 2025) et la grippe aviaire (Holmes, 2022), virus qui peut contaminer plus de 50 espèces de mammifères dans les élevages et les animaux domestiques aux alentours (EFSCA, 2025).
La science établit également que les cas de propagation de grippe aviaire des mammifères aux humains sont de plus en plus nombreux (OMS, 2025) et représentent un risque de pandémie croissant (Kozlov, 2025).

Les lâchers de faisans et de canards colverts sont insuffisamment réglementés dans la législation wallonne.
Pour l’administration (DEMNA, 2024), ces pratiques sont à interdire systématiquement pour toutes les espèces de gibier d’eau et de petit gibier car elles ne se justifient aucunement, si ce n’est pour le tir de loisir. 

Si vous avez déjà observé sur votre commune des volières en milieu naturel, des quantités astronomiques de faisans et canards colverts en liberté, de nombreux tirs en plaine ou encore des mangeoires spécifiques, faites-le nous savoir !

Contactez info@stopderiveschasse.be pour rejoindre le mouvement et partagez cette publication à vos proches qui vivent dans les communes touchées.

Pour le Collectif Stop Dérives Chasse,

L’équipe Veeweyde.